![]() |
Impôts locaux : L’INACCEPTABLELundi 24 novembre 2008 |

Après la crise financière nous entrons de plein fouet dans la crise économique, celle des marchés, celles des entreprises dont les trésoreries menacées n’auront pas le recours des banques, crise économique qui débouchera sur une crise sociale avec un accroissement très important du chômage et des précarités. 40 millions d’américains sont désormais dans un grand dénuement et rappelons simplement que le président Sarkozy pris dans son fantasme américain, prônait, il y a quelques mois, les prêts hypothécaires dans l’achat des biens de consommation, ces mêmes prêts qui jettent des millions d’américains à la rue aujourd’hui.
La prise de conscience commune d’une économie de marché qui doit évoluer vers une économie sociale de marché, contrôlée, régulée, sera probablement la conclusion salvatrice de ce que nous allons vivre. Il faut en tous cas l’espérer.
Le rôle des collectivités comme la notre n’est pas de continuer à fonctionner comme si rien ne se passait et continuer à accuser l’Etat de se désengager, le rôle, notre rôle est d’être acteur dans la gestion de cette crise dont l’intensité et les limites sont inévaluables aujourd’hui.
La situation financière internationale va peser lourdement sur les budgets des Etats et en particulier la France qui avant la crise affichait un déficit structurel de 1250 milliards d’euros, mais cette crise va peser lourdement sur la situation des ménages et sur celles des collectivités locales.
Il ne faudrait donc pas que les collectivités locales, comme la ville de Villeurbanne, résolvent leur situation par le simple recours à l’impôt qui finirait par mettre la tête sous l’eau de bon nombre de nos concitoyens. Et c’est pourtant cela que va faire Jean-Paul Bret et sa majorité.
Nous devons désormais nous engager vers plus d’autonomie des collectivités locales par rapport à l’Etat, mais il est vrai qu’en parallèle nous devons travailler à de meilleures transferts de charges avec la communauté urbaine, à de meilleures mutualisations des équipements publics dans une véritable politique d’agglomération. Nous devons aussi recentrer les compétences et éviter les dispersions des compétences qui coûtent très cher aux contribuables. On le voit très bien dans le sport, dans la culture, où l’on ne sait plus qui fait quoi entre la ville, le Grand Lyon, le Conseil Général et la Région. Nous devons mieux gérer l’argent public. La France Administrative vit au dessus des moyens de la France qui produit.
La conjoncture va nous imposer de revoir notre copie. En conscience.
La solution la plus simpliste est de demander toujours plus au contribuable, mais l’alarme a déjà sonné depuis longtemps.
On ne peut pas se battre pour l’amélioration du pouvoir d’achat de nos concitoyens et en parallèle les ponctionner toujours et encore un peu plus.
Vous l’avez compris, les élus du Mouvement Démocrate s’opposeront fermement à l’augmentation de la fiscalité locale dans notre ville, déjà lourdement imposée.
Groupe des élus du Mouvement Démocrate


