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Une sale guerre, comme toutes les autres…posté le 1 septembre 2008 |

Face à la dure réalité militaire, les critiques se font jour. Des (ir)responsables politiques clament haut et fort que cette guerre n’est pas la notre, que le rôle de nos armées est de défendre notre territoire et non d’aller sur des théâtres d’opérations extérieures. Même le Président Sarkozy qui avait affirmé pendant sa campagne : « que nous n’avons pas vocation à rester en Afghanistan » est revenu sur ses propos. La réalité géopolitique est qu’ aucun territoire dans le monde est à l’abri d’une frappe terroriste qui peut aller jusqu’au nucléaire.
La Terre est devenue toute petite face aux capacités technologiques et électroniques de destruction. Doit-on laisser prospérer militairement des Etats déments ? Doit-on laisser ces Etats s’équiper d’un arsenal nucléaire et menacer la Terre entière ? Doit-on fermer les yeux face aux dérives mortelles d’une Corée du Nord ou d’un Iran piloté par les Gardiens de la Révolution ? Doit-on se retirer d’Afghanistan ? Le Terrorisme doit être traqué, débusqué, éliminé. Traquer les Talibans et Al Quaida en Afghanistan c’est avoir la volonté de circonscrire le terrorisme pour éviter son exportation demain à Paris ou à Londres, c’est ne pas vouloir revivre un 11 septembre qui peut survenir partout dans le monde.
Fermer les yeux face aux Etats dangereux qui font du terrorisme leur idéologie et leur fond de commerce ce serait revivre la lâcheté des accords de Munich qui ont laissé le champ libre à Hitler en échange d’une paix des dupes.
Ce drame appelle toutefois deux critiques. La lutte contre le terrorisme passe aussi par la guerre économique. S’il fallait donner un seul exemple je dirais que le lieu le plus sûr de la planète est Dubaï : il n’y aura jamais d’attentat terroriste à Dubaï puisqu’il s’agit d’ un des principaux lieux d’investissements financiers d’Al Quaida ( et accessoirement celui de la maffia Russe). La lutte contre le terrorisme doit être armée mais aussi économique en permettant de couper les capacités d’armement terroriste.
La seconde critique ira vers l’Etat Major des Armées et l’Etat Français. Faire le choix d’impliquer la France en Afghanistan c’est être capable d’envoyer des soldats d’expérience ( une des victimes avait seulement un an d’armée) et correctement équipés avec des appuis terrestres et aériens donnant une supériorité dans cette guérilla Afghane.
Dix jeunes soldats Français sont morts en Afghanistan. Pour notre liberté. Nous leur devons respect et reconnaissance.
Groupe des élus du Mouvement Démocrate








